Développement WordPress sur mesure
Quand WordPress “fait déjà presque tout”, le sur-mesure sert à faire le reste… proprement, durablement, et sans transformer votre site en tour de Jenga. Ici : ce qu’on développe, comment on le cadre, et comment on évite les surprises (du genre “ça marchait hier”).
Objectif
Créer des fonctionnalités spécifiques (métier, UX, automatisation, intégrations) tout en respectant les standards WordPress, la maintenabilité et la sécurité.
À décider dès le départ
Plugin ou thème ? Bloc Gutenberg ? Dépendances ? Données à stocker ? API externes ? Exigences performance et RGPD ?
C’est quoi, “sur mesure” sur WordPress ?
Le sur-mesure WordPress, c’est développer une fonctionnalité qui n’existe pas “proprement” via une extension standard (ou qui coûterait plus cher en bricolage qu’en développement). Ça peut vivre dans un plugin, un thème enfant, un bloc Gutenberg, ou une combinaison des trois.
Règle d’or
Le sur-mesure ne sert pas à “forcer” WordPress : il sert à l’étendre sans casser la mise à jour suivante. Si une fonctionnalité standard fait 80% du besoin, on choisit souvent standard + extension légère, plutôt que “on recode tout”.
Cas d’usage fréquents
Plugin métier
Workflows internes, calculs, formulaires avancés, tableaux de bord, gestion de tickets, génération PDF, exports, etc.
Intégrations & API
Brevo/CRM, ERP, facturation, booking, webhooks, synchronisation produits, SSO, REST/GraphQL, etc.
Gutenberg & blocks
Blocs éditoriaux sur mesure, patterns, variations, champs de contenu contrôlés, composants UI réutilisables.
WooCommerce sur mesure
Tarification, règles panier, tunnels, B2B, devis, licences, espace client, logique produit, connexions API.
Performance & stabilité
Optimisation requêtes, caches, réduction du TTFB, chargement conditionnel, nettoyage autoload, monitoring.
Sécurité & conformité
Durcissement, rôles/capabilités, validation des entrées, journaux, gestion des accès, RGPD, audit.
Dans 80% des projets, le vrai gain vient d’un combo : UX mieux pensée + automatisation + intégrations. Le code, lui, n’est “que” le moteur… mais un moteur qui ne doit pas fumer au premier embouteillage.
Plugin, thème, ou les deux ?
- Plugin : tout ce qui est “fonction métier” (et doit survivre à un changement de thème).
- Thème (ou thème enfant) : affichage, gabarits, styles, composants visuels.
- Blocs Gutenberg : quand on veut une édition simple et robuste côté contenu, avec des composants contrôlés.
- MU-Plugins : utile pour du code “obligatoire” (ex : sécurité, règles critiques), mais à manier avec précaution.
Conseil pratique
Si vous hésitez : mettez la logique dans un plugin, et l’interface dans le thème. Ça évite le “j’ai changé de thème et j’ai perdu mon métier”.
Process recommandé (sans magie noire)
- Cadrage : objectifs, périmètre, utilisateurs, règles métier, contraintes (perf, RGPD, SEO, accessibilité).
- Spécifications : user stories, maquettes si besoin, données manipulées, intégrations, droits/roles.
- Architecture : où vit le code (plugin/thème/bloc), structure, endpoints, stockage, logs.
- Développement : standards WP, sécurité (validation/échappement), performance (requêtes, caches), i18n si nécessaire.
- Recette : tests fonctionnels, tests de non-régression, compatibilité plugins, tests éditeur.
- Déploiement : staging → prod, sauvegarde, plan de rollback, monitoring, documentation.
- Maintenance : suivi updates WP/plugins, correctifs, évolutions, amélioration continue.
Le bon indicateur : si le process est clair, les surprises se transforment en “ajustements”. Sinon… en “réunions”.
Qualité : sécurité, perf, et “futur vous”
Sécurité WordPress
Contrôles de droits (capabilities), nonces, validation/sanitization, échappement à l’affichage, requêtes préparées. Tout ce qui empêche un formulaire de devenir un sport extrême.
Performance
Requêtes optimisées, caches (transients / object cache), chargement conditionnel des assets, traitement en lots, attention aux options autoload, et à la taille des données.
Compatibilité
Respect des hooks, pas de surcharge “en dur”, compatibilité PHP, test des plugins majeurs, et stratégie de mises à jour.
Maintenabilité
Code organisé, nommage propre, documentation, logs utiles, et une séparation claire entre logique métier et affichage.
Livrables attendus
Code versionné, documentation d’usage, documentation technique, plan de déploiement, et une mini “fiche réflexe” : ce que fait le module, où ça vit, et comment le diagnostiquer.
Socle technique courant
- PHP, hooks WordPress, WP_Query, REST API, shortcodes (si nécessaire), settings API.
- Gutenberg : blocs, patterns, variations, composants réutilisables.
- Automatisation : WP-CLI, cron, webhooks, tâches planifiées, files de traitement si besoin.
- Hygiène dev : standards WordPress, environnements staging, backups, logs, (idéalement) CI/CD.
- WooCommerce : hooks, templates, checkout, taxes, règles panier, endpoints, compatibilité plugins.
Checklist de cadrage (à sortir avant d’ouvrir l’éditeur)
- But : quel résultat mesurable ? (conversion, temps gagné, erreurs évitées, revenu, support réduit)
- Utilisateurs : qui fait quoi ? (rôles, permissions, parcours)
- Données : où sont-elles ? (CPT, meta, options, tables dédiées) et quel volume ?
- Règles métier : priorités, exceptions, validations, cas limites.
- UX : écran(s), étapes, messages, actions, états “vide/erreur/succès”.
- Intégrations : API, authentification, quotas, webhooks, logs, reprises sur erreur.
- Performance : contraintes de vitesse, pages critiques, traitement en arrière-plan si nécessaire.
- Sécurité : protections, droits, audit, visibilité des données, RGPD.
- Maintenance : qui met à jour ? comment tester ? quel plan de rollback ?
Astuce
Si une question “ne semble pas importante”, c’est souvent celle qui deviendra importante… le vendredi à 18h.